Mardi 13 octobre 2009
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mort, en 1847, de la courtisane la plus prisée de la capitale, Marie Duplessis, émut la société mondaine parisienne. En 1848, Alexandre Dumas fils, un des amants de cette jeune femme, reprit
l’histoire de la défunte pour en faire un roman, La Dame aux Camélias, œuvre romantique qui inspira par la suite nombre de ballets et opéras.
Après l’achat d’un livre ayant appartenu à la courtisane Marguerite Gautier, le narrateur fait la
connaissance d’un jeune homme souhaitant récupérer cet objet. Se faisant connaître sous le nom d’Armand Duval, il conte au narrateur l’histoire qui le lie à la défunte.
Fils d’une famille respectable, Armand tomba éperdument amoureux de Marguerite Gautier, la courtisane qui
faisait tourner la tête de tous les grands noms de la jeunesse dorée parisienne.
Touchée par les sentiments purs de ce garçon, Marguerite succomba à cette folie auquel elle n’avait jamais
goûté : l’amour. Elle alla jusqu’à renoncer, pour Armand, à sa vie de péché et au luxe qu’elle lui procurait.
Mais l’idylle ne dura que quelques mois ; Marguerite lui écrivit une lettre dans laquelle elle disait qu’elle
était désormais avec un autre homme, qu’elle avait repris sa vie de courtisane.
Trahi, blessé à vif par ce coup inattendu, le jeune homme fut submergé par ce sentiment qui remplace l’amour
lorsque celui-ci est perdu : la haine. Il entreprend donc tout ce qui est en son possible pour faire souffrir Marguerite et la punir de sa sottise. Un plan machiavélique qui sera fatal à la jeune
femme… qui gardera avec elle le douloureux et honorable secret de « trahison ».
Ce n’est pas tant pour l’originalité du récit que La Dame aux Camélias est intéressant, mais pour la
richesse et la véracité des sentiments intemporels qui le parcourent. L’amour, la détresse, la tristesse et la haine d’Armand y sont peints de la façon la plus simple et la plus sensible.
L’empathie agit de suite et l’on se laisse bercer dans ce récit, où l’on arrive aisément à prendre le rôle d’Armand, à ressentir ce qu’il ressent : sentir un sourire se dessiner sur nos lèvres
lorsqu’il vécut son idylle, verser une larme lorsqu’il fut trahi… A bien y voir, on y retrouve les sentiments qui firent la renommée des Hauts de Hurlevent.
Par Beliath d'Eliancourt
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Publié dans : Littérature & Art
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