n livre à la main, j’étais assise sur le canapé du salon souterrain, me remémorant les évènements du soir précédent. Stéphane et moi avions été attaqués par un homme qui
semblait appartenir à une organisation nommée l’Ordo Patronorum, ce qui, traduit du latin donnait « l’Ordre des Protecteurs ». Protecteurs de quoi, je me le demandais. Néanmoins l’homme avait
l’air de connaître l’existence de notre race, ce qui me faisait penser qu’il ne devait pas être le seul. Et, qui plus est, ces mortels étaient loin d’être des admirateurs.
L’homme avait foncé sur nous, épée à la main et avait assené un coup à Stéphane en l’appelant « Le Traître ». Notre agresseur et mon hôte semblaient se connaître. Quelque chose me disait
que le descendant d’Alexandre était lié à l’Ordre des Protecteurs. Toute cette affaire sentait le soufre. Je devais savoir. Je voulais savoir.
Je lâchai mon bouquin et partis voir Stéphane pour obtenir des explications. Je le trouvai dans sa
chambre, allongé sur son lit.
– Stéphane ?
– Oui ?
– Vous souvenez-vous d’hier soir ?
– Bien entendu ! J’en ai même gardé un petit souvenir, dit-il en se massant l’épaule où la chair avait été tranchée.
– Qu’est-ce que l’Ordo Patronorum ? Comment se fait-il que cet homme vous ai attaqué hier ?
– Je n’en sais rien du tout ! Et je vous signale qu’il nous a attaqué tous les deux.
– Non, il s’en est pris à vous ! Il semblait vous connaître. Et vous aussi vous le connaissiez !
– C’était la première fois que je le voyais.
– Peut-être, mais le médaillon qu’il portait à son cou ne vous semblait pas inconnu. Ne me mentez pas ! Je sais que vous connaissez cet Ordre !
Stéphane se redressa brusquement.
– Je ne connais pas d’Ordo Patronorum vous dis-je ! s’écria-t-il, excédé. Cela fait la deuxième fois durant mon existence que je rencontre une personne portant ce médaillon, mais je n’en
sais pas plus que vous sur le sujet !
– Vous vous êtes déjà fait attaquer par un membre de cette organisation ?
– Oui, je viens de vous le dire.
– Et vous en ignorez la raison ?
– Exactement !
– Y a t-il d’autres vampires qui ont été attaqués par eux ?
– Pas que je sache. Vous m’énervez avec vos questions !
Il sortit de la chambre d’un pas vif. Décidément, parler de l’Ordo Patronorum le troublait.
Aucun autre vampire n’aurait subi les attaques de cet Ordre. Et l’homme qui avait sauté sur nous hier avait hurlé « Le Traître doit mourir » à Stéphane. Mon charmant compagnon en savait
bien plus qu’il ne le disait. « Vous n’égalez pas vôtre aïeul dans l’art du mensonge, mon cher Stéphane. », pensai-je. Lui et sa lignée était décidément plein de mystères ; et ma curiosité innée
m’obligeait à fouiner dans les secrets du passé.
Je passai la nuit à rechercher sur Internet des informations sur l’Ordo Patronorum. En vain. Je ne tombai que sur des sites pleins de textes en latin, mais rien sur une quelconque
organisation d’épéistes anti-vampires.
Je décidai de scanner le médaillon et d’utiliser un logiciel de recherche qui se base sur la
reconnaissance graphique. Après avoir passé en revue des milliers d’images trouvés sur la Toile, je tombai sur une le symbole qui était représenté sur mon médaillon. Toute excitée, je cliquai sur
l’image et ouvris ainsi le site sur lequel figurait celle-ci. La page, dont l’adresse web n’était pas référencée dans les moteurs de recherches, était dépourvue de tout ornement mis à part le
symbole du médaillon qui figurait en fond d’écran et un champ de texte pour un mot de passe. Cela semblait être l’Intranet de l’Ordo Patronorum. Mes connaissances en piratage informatique étant
assez faible, je ne parvins pas à franchir la barrière de protection de la page. Frustrée et lassée, je quittai l’ordinateur en me disant que j’irai chercher un informaticien demain soir pour me
servir de repas. Il pourra certainement m’aider.
En attendant, je repris mon livre, Dracula de Bram Stocker, et me remis à lire les absurdités concernant les vampires. Ce pauvre écrivain irlandais ne devait plus avoir toute sa tête pour
dire autant de bêtises. Ma foi, si le comte Dracula ne pouvait pas se voir dans un miroir, comment faisait-il pour se coiffer et être présentable au yeux du monde ? Amusant !
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aples au XVIIIe siècle. Vicenzo Vivaldi, fils du marquis et de la marquise de Vivaldi, jeune homme fougueux et courageux, tombe sous le charme d’une inconnue qu’il
aperçu durant l’office : une jeune fille belle et innocente – comme toutes les héroïnes du roman gothique, qui, rappelons-le, est un héritier du roman sentimental – répondant au nom d’Elena
Rosalba.
qui n’aspire qu’à une grande destinée, comme son idole Napoléon Bonaparte. Doué pour les études et parfait latiniste, il est
recommandé par l’abbé Chélan auprès du maire, M. de Rênal, qui le prend comme précepteur. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de l’épouse du maire, Mme Louise de Rênal, une femme dont la
naïveté charme Julien. Entre ses deux personnes se noue une idylle ; mais bientôt, Elisa, la femme de chambre de Mme de Rênal, fait courir la rumeur de cette adultère. Afin d’éviter tout
scandale, M. de Rênal décide de renvoyer Julien ; il est envoyé au séminaire de Besançon.
’est le 4 septembre 1801, à Paris, que naquit Alfred Guillaume
Gabriel, comte d’Orsay, fils d’Albert Gaspard Grimod, comte d’Orsay et général de l’Empire, et d’Elénonore de Württemberg, baronne de Franquemont.